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Le Centre hospitalier de Dinan à la pointe du diagnostic de la qualité de l’air intérieur

Alors que la qualité de l’air de l’habitat est devenue une véritable question de santé publique en France, Dinan est l’une des villes françaises les plus à la pointe dans ce domaine, via le centre hospitalier et l’association Capt’air Bretagne qui mènent conjointement un travail de prévention des pathologies respiratoires et de leurs facteurs aggravants. Grâce à des dispositifs d’analyse et de surveillance très précis de l’air intérieur, l’association détecte à domicile les causes de la détérioration de la qualité de l’air pour proposer un accompagnement complet aux patients. Depuis sa création, ce sont plus de 600 patients qui ont bénéficié de cet accompagnement.

 

Capt’air Bretagne et le Centre hospitalier de Dinan : une collaboration à la pointe, unique en France

Depuis 1996, l’association Capt’air Bretagne, spécialisée dans l’analyse de la qualité de l’air, est hébergée par le Centre hospitalier de Dinan où Sophie Frain, infirmière diplômée d’Etat, analyste pollinique et conseillère médicale en environnement intérieur, accompagne les patients et habitants du territoire tout au long de leur parcours de soins : “Nous intervenons pour chacune des étapes du parcours, de la pose du premier diagnostic, à la réhabilitation respiratoire ainsi que pour les visites à domicile et l’éducation thérapeutique”, explique-t-elle. L’objectif de l’association est de faire de la prévention en détectant et en identifiant les sources environnementales responsables des pathologies respiratoires et de leur aggravation, pour mieux les traiter et ainsi limiter les hospitalisations des patients aux urgences.

On notera parmi les actions phares de l’association l’intervention à domicile ou en milieu scolaire et sportif effectuée par la conseillère médicale en environnement intérieur (CMEI). Gratuites et sur prescription médicale, ces visites permettent de poser un diagnostic sur l’environnement intérieur des patients souffrant de pathologies respiratoires et de leur proposer des solutions afin de les traiter : gestes simples et bonne pratiques (aération, entretien de la VMC, suppression de certains produits d’entretien parfumés), analyse du bâti pouvant amener à des travaux de rénovation (ventilation, ponts thermiques), parcours de soins personnalisé…

 

« Nous travaillons de manière conjointe avec l’association afin de conseiller et traiter au mieux les patients qui restent au cœur de nos préoccupations. »

Docteur Bernier, pneumologue au CH de Dinan et président de l’association Capt’air Bretagne

 

On compte 627 visites effectuées depuis 2006 avec une évolution remarquable : d’une quinzaine de visites en moyenne par an entre 2006 et 2009, puis ce chiffre est multiplié par 4 en 2012, puis par 6 en 2018.

Véritable atout pour le Centre Hospitalier de Dinan, Capt’air bénéficie de son appui et de sa structure. Aucune autre association française n’a, pour l’heure, un rôle aussi important dans la prévention des pathologies respiratoires à l’échelle d’une région. Pour Sophie Frain, “Sans le centre hospitalier de Dinan, nos recherches et analyses ne pourraient être aussi performantes, tant sur le plan logistique que médical”.

 

De nombreuses pistes de travail engagées

Forte de ses spécificités et de son rôle indispensable en Bretagne, l’association compte poursuivre son travail en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air. Pour cela, plusieurs actions seront mises en place ces prochaines années, notamment avec le soutien de l’ARS :

  • Mise en place d’un réseau de conseillers médicaux en environnement intérieur en Bretagne.
  • Poursuite du travail de sensibilisation et de formation des médecins généralistes, allergologues, personnels soignants au sujet des mesures à prendre pour traiter les pathologies respiratoires.
  • Poursuite du travail entamé auprès de quelques entreprises bretonnes du secteur de la construction, afin de les sensibiliser à l’utilisation de bons matériaux, favorables au bon maintien de la qualité de l’air intérieur.
  • Accélération du travail avec les collectivités pour mettre en place des réseaux bretons, notamment de phénologie (analyse de la floraison).
  • Réalisation d’études pouvant permettre une meilleure prévention des risques de pathologies respiratoires.

 

Causes principales de la détérioration de l’air intérieur en Bretagne :

  • Précarité énergétique et sanitaire du bâti,
  • Parc immobilier vieillissant,
  • Présence de polluants (tabac, produits chimiques…) et/ou de moisissures au sein de l’habitat.

 

Direction Communication, sur la base d'un communiqué de presse Oxygen

 

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